La vie devant moi

Ground Control to Major Tom

Lundi 19 Mai 2008 à 14h22

Drame de l'épiderme . Moi qui n'avais jamais mais alors JAMAIS eu la moindre trace d'acné ou de boutons quelconques ( mis à part les lendemains de cuite intense ... ) , je me retrouve transformée en calculatrice multifonction.

Mercredi soir, retour de week end en famille et sortie-concert prévue de longue date avec Laura. J'enfile ma little black dress ( elle trônait dans mon placard depuis des lustres, je la contemplais sans oser l'enfiler plus d'un quart d'heure vu le prix qu'elle m'avait coûté à la douce époque où je pouvais me la permettre ...), je me rends compte qu'elle me fait des nichons d'enfer, me voilà ravie . Moment du maquillage, je déglutis bruyamment : ma peau est toute biscornue : pas vraiment des boutons, plutôt une distorsion des pores un peu comme si c'était Tchernobyl à l'interieur .

Les jours ont passé : c'est de pire en pire . Il a fallu en plus que je dorme toutes fenêtres ouvertes ces derniers temps, je me suis donc fait dévorer par les moustiques qui font leur grand come back depuis qu'il fait presque chaud. Dévorée jusque sur le front . Jusque sur les cuisses . J'ai contemplé ma plaquette de pilules pendant un bon quart d'heure en me demandant s'il fallait que je lui colle la responsabilité de mes pores dilatées sur le dos. J'ai décidé que oui . Plutôt que de renoncer à la margarita .

Donc, je me gratte tous les membres et j'ai l'air d'un agrume . Et en plus, j'ai du mal à me défaire de cette sensation de " j'ai envie de rien" consécutive à un week end agité et riche en évènements. Le printemps ne pouvait pas mieux commencer .

Alexandre m'a quittée . Enfin, on s'est quittés. Lui a appris que je l'avais trompé ( je voulais JUSTE voir si c'était mieux ailleurs !! La vérité : oui . ) et moi je ne supportais plus de l'avoir continuellement chez moi, dans mes pattes, bourré et agressif.

Tout le monde est content/soulagé .

Je ne crois plus en la beauté d'une histoire d'amour , je n'y croyais déjà pas des masses avant ... Maintenant, j'en reviens à ce que j'aurais toujours dû faire : Vivre et laisser vivre . Aller où bon me semble, tant que je me souviens de mon adresse et de mon prénom.

Je reprends des cachets parce que dormir sans est véritablement impossible, le médecin de ma mère m'a, en plus, préscrit des anti-stress . Inefficaces au possible . Mais, comme dirait Arno : "j'suis le roi du monde" , puisque " la vie, c'est une partouze ".