La vie devant moi

Some people call me the space cow boy ...

Mercredi 12 Mars 2008 à 2h35

W-A-O-W !!

Complètement barré ce début de semaine ... Depuis la nuit de samedi, j'ai l'impression d'être tombée dans une faille spatio-temporelle ... Il se passe trop de chose pour que ma petite tête aux neurones de blonde ne soit pas au bord de l'explosion ...

Samedi soir : Une sortie était prévue avec Alexandre et ses compagnons de misère . Enfin, c'est surtout qu'il avait fortement insisté pour que je les suive, moi j'y tenais pas des masses, plutôt envie de ruminer sous ma couette m'enfin, bon, c'était samedi, saturday night fever quoi ...

Laura, ma meilleure amie depuis qu'au lycée on se gribouillait des trucs stupides ( du genre " Pol-Pot : portrait en pied" ) sur nos cours d'histoire, a bien voulu quitter sa tanière de grizzly pour nous accompagner ( histoire d'équilibrer, merde, j'étais la seule nana !! ) et on s'est retrouvés à six autour d'une table dans un bar désert mais pas désagréable ... Ca a permis à Chris qui se prend souvent pour un comique de haut niveau alors qu'il ne vole jamais au-dessus de la ceinture de nous mimer les sons que faisaient Emilie et Paul quand ils ont conclu ... Bon, c'est vrai, se rouler des patins et plus encore dans un lit entre 3 autres personnes, c'était pas la classe . Donc, on s'est tous bien marrés en l'écoutant mimer un son parfaitement reconnaissable ( tape ton poing à coups réguliers et rapides contre la paume de ta main : tu comprendras ) qui l'avait visiblement tenu en éveil toute la nuit . Bon . vingt deux heures arrivent : le bar se vide complètement : c'est limite si le gérant s'était pas taillé aussi : heure pour nous de décoller vers d'autres horizons . _"Hé tiens, Haslee, t'habites pas loin, non ?! _C'est vrai, j'habite à deux rues d'ici _Bon, on vient chez toi."

Pas eu le temps de refuser, Laura se gelait, elle a piqué mes clés et elle est rentrée avec Mister Blague ( toujours là ! ) et Chris se mettre au chaud contre le radiateur du séjour : sa place favorite chez moi . Le temps de trouver une bouteille de rosé chez un épicier , Alexandre , un type aux cheveux frisés que je connais pourtant mais dont j'oublie toujours le nom et moi les avions rejoints et vas-y qu'on a torché le rosé et le reste de vodka infâme que le type-qui-a-un-nom-mais-que-je-m'en-rappelle-plus trimballait dans son sac . Soûle, je déambulait dans la pièce en chantant Janis Joplin en rôdant autour d'Alexandre qui ne m'avait jamais paru aussi attirant ... J'ai toujours trouvé qu'il avait des yeux verts à tomber à la renverse, mais enfin, j'en aurais pas relevé ma jupe pour autant. Mais sur ce coup là, ça dépassait les limites de mon statut de fille-avec-copain . Ok, bon, il avait bu aussi, ce qui explique pourquoi il m'a mordu le bras alors que je lui parlais sous le nez . Il a mordu fort, le saligaud, j'ai encore la trace . Mais il l'a fait en me regardant droit dans les yeux et du fond de mon ivresse, j'ai senti un truc ronronner au fond de moi . Waow . Mister Blague et le type-sans-nom-connu ont fini par partir, je me rappelle plus à quel moment, il était surement pas tard en fait, selon mes critères . Moins d'une heure du matin, en somme . Et là, j'ai un trou . Très gros trou . Non, pas dans le bras, mais dans la mémoire . Impossible de me rappeler ce qu'il s'est passé entre le moment où ils sont partis et celui où je me suis retrouvée collée contre le dos d'Alexandre dans mon lit, super serrée parce qu'on tentait d'y dormir à quatre . Bon, je passe les détails inutiles que ma mémoire d'ivrogne a retenus ( incroyable l'inutilité de ma mémoire ...), de fil en aiguille,j'étais toujours collée à lui, une fesse dans les airs parce que j'étais vraiment très près du bord mais mes bras autour de son corps, dont un qu'il s'acharnait à mordiller . My God ...

Une heure plus tard, il avait changé de position et nous nous embrassions comme des adolescents en pleine pulsion . J'ai compris alors tout ce que la morsure pouvait avoir d'érotique . Pendant ce temps là, à côté de nous, ce que j'ignorais, c'est que Chris a tenté sa chance ( maigre, la chance, maigre ... ) avec Laura . Inspiré par nos talents, il a dû se dire quelque chose comme " hmmm ... Pourquoi pas ?!" Echec . Repoussé, humilié, il s'est enfui à 4 heures du matin en me disant " j'arrive pas à dormir, je rentre chez moi" . Réponse d'Haslee : " Hmmmmaarfph "

Réveil le lendemain dans les bras d'alexandre. Une chaleur à crever dans cet appart', Laura menaçait de nous tuer pour l'inspiration qu'on avait donnée à Chris donc : tactique de la tortue sous la couette . Cigarettes sur cigarettes à sept heures, jusqu'à ce que Laura parte en fait, moment auquel Alexandre s'est propulsé dans mon lit en hurlant qu'il avait "sommmmmmeeeeeeeeeeeeil" . C'était pas d'ma faute, je n'aime pas pratiquer les jeux érotiques avec spectateurs, donc il ne s'était rien passé . Alors partie de ronflette, jusqu'à ... Pfouaaa pas compté les heures moi, j'ai pris un lexo quand même parce que j'arrivais pas à m'endormir sans me dire que cette situation était absurde, apthétique et que je n'avais rien à faire dans le même lit que lui. Il est parti en milieu d'après midi, à partir de là, j'ai entamé un processus de réflexion : Que devais-je en conclure ?! Que j'étais maquée avec le charmeur aux yeux verts ? Que je n'avais même pas réussi à coucher avec ? ( " Ouuuuh" déçu de la foule ) Que ... Heu, ben j'envisageais rien d'autre en fait ...

Dimanche soir : Réunion de crise avec Emilie et Laura autour d'un coktail . Pour conclure que ... Quand même, on mangerait bien un hamburger . Escale pour en dévorer un , fin de soirée chez moi ( encore hé oui ! ) Emilie a dormi là, pas le courage de rentrer .

Lundi après-midi : Haslee dans le métro ( non, ce n'est pas un film, merci ) en stress absolu à l'idée que toute la fac ( ou du moins, toutes mes connaissances, ce qui revient au même ) sache que la fille pas terrible avec le bouton sur le menton ( j'exagère, je suis canon, mais j'avais vraiment un bouton sur le menton ) avait passé la nuit avec Alexandre. Et que ce dernier me fuie, évidemment . En fait, j'ai beau avoir eu mon bac il y a de ça quelques temps, j'ai souvent l'impression d'être une collégienne à peine pubère . Quoique... Au fond, j'espérais peut-être qu'il m'éviterait, même si c'est pas la joie en ce moment dans mon couple, j'aurai peut-être préféré rester dans ma routine et surtout m'en tenir à mon principe fondateur : JAMAIS SUR TON LIEU DE TRAVAIL !!

J'ai fait une arrivée remarquée en chantant " Starman" auprès de Romain qui fumait une clope, rêveur, accoudé à une barrière . Pas encore fait la bise qu'il enchainait :

_" Et alors ? T'es pas avec Alexandre, là tout de suite ?" _ Hmmm ... En fait, si, il est là, dépecé dans mon sac à main."

En fait, j'ai pas dit ça . J'ai juste dit " Heuuu ... Bah, non ." C'est moins glorieux ...

Quelques minutes plus tard devant l'amphi, pendant qu'on fumait l'ultime clope before le cours magistral IL est arrivé . Mignon, bien-sûr, sinon, c'est pas drôle . Souriant aussi, alors que moi, subitement, je me suis mise à chercher mes clefs/mon portable/mes mouchoirs / un tournevis / une mini-hache dans mon sac, parce que c'était urgent tiens ! Tournée de bises ( incroyable ce que c'est chiant ces histoires de bises ) et là : paf : mon tour . Me soulève gentiment le visage et vas-y que je t'embrasse . Grâce à Dieu, Haslee ne rougit pas . Bon . Eh bien il semblerait qu'à 13h11 ce lundi, il soit officiellement déclaré devant une bonne trentaine de personnes qui ne s'y attendaient pas, que le type mignon qui fait que parler et " tu sais, la fille là, heu ... celle que personne remarque " forment un embryon de couple .

Well, well well .... Bon, y a une suite à l'histoire, mais ça devient moins rigolo après, parce que je stressais plus autant et parce que ça perd de son imprévu ... Celà dit, il embrasse très bien . Disons que ce qu'il fait de ses dents, il sait aussi le faire de sa langue . Et ça, c'est fun comme dirait Emilie .

La question du soir c'est ...

Comment on s'organise quand on a deux mecs et qu'on est prostituée occasionnelle ?